Méandres Intimes vus à travers le langage des corps et des mots...
Clin d'oeil dans le monde de Lola...
Tu as chuchoté des mots,
appelant mon sourire.
La chaleur de ta voix,
Je l'entends encore.
Tu as mangé ma chair,
aspirant mon être.
La tendresse de tes lèvres,
je la sens encore.
Tu t'es glissé en moi,
pénetrant ma carapace.
Le parfum de ton âme,
je le sens encore.
Tu as caressé mon coeur,
le remplissant d'amour.
La douceur de tes mains,
je la sens encore.
Tu m'a dis c'est fini,
détruisant notre union.
La violence de ces mots,
je la sens encore.
Lola
Tu m'as tuée...
D'un seul mot tu m'as tuée
...c'est fini
Comment avancer?
quand on a donné
ce qu'on a de plus cher
son coeur, son âme.
Comment être en vie?
quand on se sent anéantie.
Tu me disais que tu m'aimais,
et moi je buvais tes paroles.
Nos lèvres unies,
Ma tête au creux de ton épaule,
ma main sur ton sexe,
dans une douce caresse,
tes mains...
Mais tout a cessé,
tu sembles m'avoir oubliée,
dans les bras d'autres femmes.
Pourtant je reste ta muse,
quel triste destin que celui d'une muse.
J'erre maintenant dans le temps,
Mon coeur ne bat plus,
je me cogne a des murs,
trébuche ,tombe...
Je ne me relève pas.
Où sont mes forces?
Je ne sais pas,
je souffre...
Pourtant j'ai déjà tant souffert...
Je t'aime tant,
mais a quoi bon.
Tu m as tuée...
D'un seul mot tu m as tuée
...C'est fini
Lola
Il était une fois un ange blessé...
Son passé lui avait brisé les ailes.
Ne pouvant plus s'envoler l'ange ne regardait plus le ciel,
ne voulait plus rêver,il sombrait dans la mélancolie de son âme.
Ses pouvoirs d'amour de bonté reposaient dans son coeur,
le matraquant,cherchant à s'échapper,fuir cette boîte verrouillée,
trop petite pour le trésor qu'elle renfermait.
Sa force profonde prisonnière,son image disparaissait peu a peu.
Devenu transparent,vide,l'ange errait dans ce monde.
Sa beauté angélique l'abandonnait,
Sa respiration sans souffle ne déplaçait plus les poussières d'étoiles
qui dansent et caressent les rayons de lumière...
L'ange mourait a petit feu.
Sa croyance,sa foi endormie ses yeux ne voyaient plus...
L'ange souffrait,son supplice devenait une torture.
Et l'ange seul,oui l'ange désespéré...
L'ange s'éffondra,
Etouffant, suffoquant dans son frêle lambeau de peau,
vomissant son être,oui il s'éffondra.
Et là de ses yeux troubles,jaillirent alors des perles de pluie,
essence de toutes choses,l'eau,la vie.
C'est alors que ce flot, cette vague,
ce raz de marée à la saveur salée,
s'écoula sur son visage pur, blanc,
ce nuage de coton...
Sa peau aspira ce ruissellement.
Dans cette cascade qui se déversait,
par les méandres qui se dessinaient...
L'ange inspira d'une bouffée si profonde,si violente
qu'il sentit un poignard long,tranchant
transperser a gauche sa poitrine.
De sa bouche entre ouverte crispée, figée s'échappa alors
dans un fracas, un désordre un cri lent, sacadé.
Le frêle corps décharné vibra ,
et dans cet éclat, cette jouissance,
l'ange s'écroula, tomba.
Couché au sol,bousculé tout a coup par le vent,
sentant sous son être la rugueur du sol, la terre.
Et d'un mouvement léger, il relève la tête,
ses cheveux caressent sa nuque,ses yeux s'ouvrent alors, une éclosion.
Aveuglé par la puissance de ce qui l'entoure,l'ange voit,
fixe le ciel.
Le soleil colore alors sa face qui s'illumine.
Et ses jambes, son buste se mettent a trembler,
tout son être vibre...
Une symphonie de notes anarchiques s'échappe de sa bouche,
humidifiant ses lèvres tel un baiser.
C'est alors que toute la nature,toutes les créatures
se tournèrent, se figèrent pour comtempler l'ange qui riait,
pleurait de joie.
Et dans ce bonheur infini,pur,simple, vrai....
L'ange renaissait.
Lola
attendre...
La perpétuelle attente,
le temps passe si vite,
et rien ne reste.
Le temps s'arrête,
et rien n'est là.
Ma quête je te laisse,
car je suis lasse,
lasse de chercher,
et de ne rien trouver.
J'ai cru toucher l'amour,
et mon coeur est brisé.
Je suis trop sensible,
ma fragilité fait ma force,
mais je me suis trop éprouvée,
et je suis seule pour pleurer.
Mes mains serrent des mouchoirs,
mes bras enlacent un oreiller,
mon corps ne vibre plus,
mon âme est desespérée.
La perpétuelle attente,
le temps passe si vite,
et rien ne reste.
Le temps s'arrête ,
et rien n'est là.
Lola
Je m'habille de toi...
J'ouvre ton torse, lentement, délicatement...
Je soulève la fine étoffe de soie,si vivante, si fragile...
Je glisse ma main agile, doucement en toi...
Je caresse ton sein..
J'éffleure le sommet de ton épaule, ronde, chaude...
Je plonge vers la pointe de ton coude , je suie tes courbes...
Me pare de ton poignet, m'embellie de sa force...
Et ganté de ta main, je referme le poing...
Je faufile mon autre main,
lui fais suivre le même chemin...
Et vêtu de ce gilet,
mon buste dans ton buste,
nos coeur s'unissent...
Leurs battements déclament un chant,
voluptueux, léger...
Tout a coup...
Lorsque de ta clef d' or virile,
je referme la porte noire de mon sanctuaire,
la douce mélodie devient une symphonie frivole...
Là ma tête s'abandonne...
Elle se fond dans le coussin de velour de ton visage...
Nos âmes se mèlent...
Anéantissant nos bléssures, éffaçant nos cicatrices...
Nous savourons l'apaisement...
Sereins...en paix...
J'enfile alors tes jambes...
M'ancre dans le socle de tes pieds...
La fusion de nos corps...
Cette création de deux être...
Ce monument,
nous fait oublier le temps...
Une statue D'amour vient de naitre.
Lola
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